La Dolce Vita… tu parles !
"Au-delà de la musique cet album est une quête d’identité. Dolce Vita parle de l’exil de ma famille et du rôle de mon grand-père à Tegucigalpa dans sa lutte contre l’impérialisme américain et leur volonté d’asservir l’Amérique centrale à travers la United Fruit Company".
Pour Louis Matute, au-delà d’entrer en résonnance avec des problématiques actuelles, son nouveau disque est une façon de reconstruire son passé (occulté en partie par ses parents), d’être "Le jour où je n’aurai d’autre désir que de partir", de construire un lien et tirer un fil entre la Suisse (il est né à Sion), Cuba, le Costa Rica, l’Espagne, le Brésil et le Honduras.
Si l’histoire ("Tegucigalpa 72", "Gringolandia", "Santa Marta" rappelant le massacre des bananeraies quand en décembre 1928 un régiment de l'armée colombienne ouvrit le feu sur des travailleurs grévistes de la United Fruit Company) et le militantisme sont au cœur de ce disque, le guitariste suisse propose une musique fondamentalement lumineuse. Avec Nathan Vandenbulcke, Zacharie Ksyk, Léon Phal, Virgile Rosselet, Andrew Audiger, Joyce Moreno, Dora Morelenbaum, Gabi Hartmann et Rico TK, Matute joue une musique où se mélange avec beaucoup de force, de subtilité : jazz, soul, bossa nova, R&B et forcément musiques sud-américaines et africaines. La rondeur est omniprésente, dans les couleurs cuivrées, dans le groove, dans la rythmique incisive, dans les différentes couleurs de la guitare…
Et du passé naît une musique profondément moderne, ouverte, libre et qui regarde, peut-être enfin sereinement, vers le futur.
