Spectacle écrit par Xavier Durringer, mis en scène par Dominique Pitoiset avec Nadia Fabrizio.

Une rangée de bancs sous une barre de néons. Et au sol, de grands sacs ainsi que des vêtements éparpillés, strass et couleurs. Le vestiaire du plus grand peep-show de Pigalle où Bianca vient de vivre sa dernière journée de travail.

Après trente-deux ans de travail, Bianca accuse le coup. Elle a l'impression d'être mise au rebut et ça, sans la moindre considération. Alors qu'elle range ses affaires, elle revoit ses années de stripteaseuse à Pigalle, l'évolution de la société, du quartier et de son métier. Elle se souvient de ses rêves de jeunesse qui se sont cognés à l'âpre réalité. Et fait le bilan avec son franc-parler, sa tendresse et son humour.

Avec "A Love Suprême", Xavier Durringer, disparu récemment et dont c'est le dernier texte, a écrit sur mesure pour la comédienne et évoque toute une génération, le monde de la nuit et le quartier de Pigalle qu'il connaissait bien. Son texte décrit, dans sa langue aussi brillante que tranchante, avec amertume la douleur derrière les paillettes.

Nadia Fabrizio défend avec beaucoup de générosité et de subtilité ce texte sur une femme, la précarité et sur le temps qui passe : elle est magnifique et déchirante. 

La mise en scène tout en sobriété de Dominique Pitoiset donne à ce monologue-confession éminemment touchant l'éclat d'un bijou théâtral.