4 œuvres au programme de ce disque enregistré par le flûtiste Virgile Aragau et le pianiste Christophe Bukudjian : Jardin en écho d’Alexander Liebermann, Undine de Carl Reinecke, Trois romances de Robert Schumann et Introduction et variations sur Trockne Blumen de Franz Schubert. Et puis une sorte de fil conducteur : "les chants nourris par la culture et le folklore germanique, offrant ainsi une exploration de l'âme humaine à travers la musique et la nature".
Il y a quelque chose de lumineux, de méditatif, de vernal presque dans les lignes mélodiques de la pièce d’Alexander Liebermann, formant comme une cheminée, puisant dans la symbolique du rouge-gorge et les transcriptions des chants d’oiseaux (comme pour son recueil Birdsong - A Musical Field Guide rappelant forcément l’œuvre d’Olivier Messiaen), pièce commandée par Virgile Aragau et l’Association des Musiciens Créateurs et Interprètes.
C’est naturellement autour du thème de l’eau, du mythe de la nymphe Undine ou de l’amour impossible que se concentre la sonate de Reinecke inspirée du conte de Friedrich de la Motte Fouqué où la flûte incarne le romantisme, la passion qui viennent s’ajouter aux mouvements amples et souvent tumultueux de l'eau.
Écrite fin 1823, la série des sept variations de Schumann prend pour thème le Lied Trockne Blumen (Fleurs séchées) qui est le dix-huitième du cycle La Belle Meunière. Aussi sombre qu’il puisse être, c’est à l’instar du reste de ce disque vers la clarté, vers l’aérien, vers la rondeur que se dirigent les deux musiciens.
