Quoi de mieux que d’avoir dans les ouvrages de la rentrée littéraire celui d’une nouvelle auteure vivant à Montpellier, travaillant comme scripte sur des séries et des films. Cette auteure, c’est Eléa Marini et elle nous propose un premier roman, Le ciel l’a mauvaise.
C’est un roman autour de trois personnages qu'elle nous propose avec son premier livre. La chaleur écrase, les murs craquent, les vents s’élèvent. Bo, gamin insolent et tendre, voit sa mère s’éteindre. Alma, jeune femme déracinée, cherche à faire tenir debout ce qui s’effondre. Isaac, colosse taciturne, vit reclus dans les bois.
Quand la tempête éclate, l’eau engloutit les rues. Sur un toit battu par la pluie, dans des refuges de fortune puis sur les routes d’un après incertain, leurs trois destins s’agrègent. Ensemble, ils affrontent la débâcle et découvrent la force des liens qui les unissent.
C’est une jolie découverte que nous proposent les éditions de l’Olivier avec cette auteure qui fait preuve d’une belle plume et d’un talent certains pour nous raconter une histoire avec des personnages profonds et attachants dont on voit des liens sensibles se créent au fil des pages.
Les mots sont justes, les dialogues aussi entre les trois personnages, ils nous permettent de découvrir les failles de chacun en traitant de sujets universels comme le deuil, la mémoire et l’exil. On s’attache, on s’apprivoise, on s’observe et on dévoile ses failles, ses faiblesses et ses démons autour d’une langue souvent poétique qui donne du corps à la lecture. C’est vraiment un ouvrage très bien écrit que nous propose l’auteure, un ouvrage que l’on ne lâche pas, voulant connaître la destinée de ses personnages si bien construits.
Cet ouvrage est une petite pépite qui, sans prétention aucune, mérite que l’on y porte une attention particulière car il est relativement bluffant.
