L’année 2026 débute et les premiers titres de la rentrée littéraire remplissent les rayons des librairies avec toujours des belles découvertes de lecture, des surprises et des confirmations. Les éditions de l’Olivier ont maintenant la délicate habitude de nous proposer quelques superbes ouvrages, délicieusement sélectionnés pour ravir les lecteurs.
Les vacances de Noël ont donc été pour moi l’occasion de me plonger dans leurs publications, pour mon plus grand plaisir, avec un peu d’avance évidemment, pour pouvoir vous en parler au moment de leur sortie.
Mon premier ouvrage m’embarque vers des contrées canadiennes avec une auteure que je ne connais pas, une certaine Catherine Leroux, née à Montréal, qui a exercé plusieurs métiers avant de devenir journaliste, romancière, éditrice et traductrice. Elle a reçu de nombreuses distinctions dont le prix France-Québec pour son roman Le mur mitoyen en 2013.
Avec Peuple de verre, l’auteure nous embarque dans un futur proche, où la crise du logement a basculé dans la dystopie. Les sans-toit, désormais appelés les "inlogés" sont arrêtés et enfermés dans des centres qui se prétendent réinsérants mais qui fonctionnent comme des prisons.
Sidonie, journaliste réputée pour ses enquêtes sur l’explosion du nombre de sans-abri et leurs disparitions inquiétantes, se retrouve à son tour internée contre son gré. Munie d’un simple carnet, elle raconte un quotidien absurde et brutal : repas insipides, dortoirs bondés, règlements kafkaïens. Sa plume, rageuse et drôle, devient un acte de résistance, mais elle met aussi au jour ses contradictions. Et bientôt ses fictions contaminent la réalité.
Roman à la fois social et politique, donc particulièrement intéressant je trouve, il aborde un thème d’actualité autour des sans-abris que l’on trouve aussi au Québec ! Il nous apporte en même temps une réflexion pertinente et intelligente sur le logement autour d’une écriture percutante qui permet au lecteur d’avoir de nombreuses surprises de lecture qui font réfléchir.
La construction narrative de l’ouvrage est vraiment bien faite, elle happe le lecteur pour nous immerger au cœur de la détresse de ces gens sans toit. Sa plume directe et percutante nous fait ressentir la détresse de ces êtres humains avec certains passages du livre qui sont particulièrement frappés d’une noirceur conséquente.
Pas décu par cette lecture donc, ravi de découvrir cette auteure pour une lecture que je vous recommande vivement.
