Texte et mis en scène de Gabrielle Chalmont-Cavache, avec la collaboration de Marina Tomé, avec Claire Bouanich, Sarah Coulaud, Louise Fafa, Maud Martel, Jeanne Ruff, Juliette Smadja et Lisa Toromanian.
“Je ne suis pas résumable !” clame l'une des sept comédiennes qui évoluent sur cette grande scène du Théâtre 13. Ce spectacle ne l’est pas davantage.
Comment résumer en mots cette performance à la lisière de la conférence scientifique, de la performance chorégraphique, et de la plongée intime en soi ?
On découvre des bouts de vie de sept protagonistes qui se heurtent à un mur, confrontés à leur peurs, à leurs complexes, à leurs doutes existentiels. Sept personnages qui tissent leur toile devant nous, autour de nous, sur nous.
Les dimensions et les temporalités se télescopent, le temps déroule sa boucle, nous montrant plusieurs épisodes sous différents angles, sous différentes strates de conscience et de compréhension. La fin rejoint le début, le concret rejoint l'abstrait, la théorie se mêle à la pratique, l’expérience à la théorie.
Les éléments qui forment les différents décors, monolithes aux formes disparates, se meuvent et s’assemblent au gré du récit, à l'image des pièces du puzzle qui se construit dans notre esprit pour enfin nous révéler toutes les astuces de ce scénario volontairement confus mais terriblement malin.
Les sept comédiennes qui traversent la scène de long en large donnent de leur personne et de leur talent. On s’émeut, on rit, on vibre.
À ce propos, Il est étonnant pour un spectacle dont le cerveau et les neurosciences sont le fil conducteur, de constater à quel point les corps sont mis en valeur dans quelques chorégraphies saisissantes.
On ne sait pas très bien à quel genre de théâtre on vient d’assister, mais une chose est certaine, quelque chose a été remué en nous.
