Le Gangbé Brass Band c’est, depuis presque trois décennies, un incroyable mélange, la rencontre entre l’Afrique et l’Amérique, entre le Bénin et la Nouvelle-Orléans.

C’est l’énergie, la frénésie, la trans des cérémonies vaudou (que l’on retrouve dans les rythmiques, les percussions tambours, cloches), l’afrobeat et la lumière, les syncopes, le swing, les couleurs brutes, cuivrées (Gangbé, le son du métal en langue fon) des trompettes, saxophone et soubassophone, des fanfares de La Nouvelle-Orléans.

Mais ce lien qui relie l’Amérique à l’Afrique, c’est aussi et d’abord le commerce des esclaves noirs sur l'Atlantique, du port béninois de Ouidah jusqu’à cet autre monde. Et c’est ce que raconte cette musique dans ce qu’elle a de plus profond, dans ses racines, ses influences, dans chaque rythme, dans chaque enchaînement mélodique, et cette volonté de rendre hommage à toutes ces femmes et ces hommes qui ont traversé dans les pires souffrances l’Atlantique, de laisser une trace, de ne pas oublier.