Spectacle de et mis en scène par Lancelot Cherer avec Eugénie Thieffry, Baptiste Dupuy ou Enzo Monchauzou et Lancelot Cherer.
Le Président ouvre la pièce, dans un monologue grandiloquent et deshinibé.
À force de phrases interminables et d'une gestuelle improbable, parfois mimée, la nouvelle tombe, inexorable... La fin du monde est proche !
En effet, le monde s'effondre après une série de catastrophes climatiques. Vont défiler, devant un public hilare et médusé, une série de personnages aussi survoltés que volubiles.
Charlie, Bastien et Guillaume, interprétés avec brio par Eugénie Thieffry, Baptiste Dupuy (ou Enzo Monchauzou) et Lancelot Cherer, ont décidé d’aller pique-niquer pour admirer leur dernier coucher de soleil.
Les temps sont rudes, et le voyage ne va pas se passer exactement comme ils le pensaient.
Dans Fin, fin et fin, deux récits se croisent, absurdes et désopilants, proposant des situations grotesques, et la vision d'une société refusant de lâcher prise, même à l'aube de l’apocalypse.
On pense à l'humour anglais et absurde d'un Guide du voyageur galactique de Douglas Adams ou des Monty Python, car le texte est ciselé et précis, les répliques claquent comme des onomatopées, le rythme est soutenu et l'absurde toujours présent.
Notons le jeu incroyable des acteurs, le trio est jubilatoire.
La mise en scène est pleine de trouvailles, et on pourrait penser le décor né d'une collaboration avec Michel Gondry.
Quelques accessoires et des changements de costumes très rapides plantent les différentes scènes dans un rythme très soutenu.
Fin, fin et fin est fou, fou et fou, et ça fait du bien ! Un coup de cœur comme une ordonnance contre la morosité. Allez ! Hop, hop et hop, direction le théâtre Lepic !
