Il y a maintenant cinq ans, je m’extasiais devant l’excellent Ghost of Tsushima qui impressionnait par ses graphismes, ses combats chorégraphiés et son histoire. Vous imaginez bien que l’annonce d’un nouveau jeu du studio Sucker Punch ne pouvait que me faire plaisir.

Ghost of Yotei est arrivé, début octobre pour mon plus grand plaisir, se présentant comme une suite efficace, garant de nombreuses belles heures de jeu, de combats et de paysages grandioses. Dans ce nouveau jeu, on aurait pu penser que le studio allait reprendre les mêmes qui avaient bien fonctionné pour nous proposer un jeu sans surprise. Il n’en est rien, que cela soit au niveau des personnages, des lieux ou de la temporalité.

L’histoire se déroule trois siècles avant Tsushima, au Nord du Japon, sur l’île d’Ezo qui est an fait l’ancien nom de l’île d’Hokkaido. On incarne le personnage d’Atsu, beaucoup plus sexy que Jin Sakai, il faut bien l’avouer pour une histoire qui tourne autour d’une vengeance. Atsu est une jeune orpheline, revenue sur sa terre natale pour tuer les uns après les autres les six de Yotei, un groupuscule de criminels qui ont exécutés devant elle sa famille lorsqu’elle était petite.

Une quinzaine d’années plus tard, alors qu’elle est une guerrière aguerrie, elle va aller à la recherche des salauds pour mieux les tuer à coups de Katana. Le jeu multiplie donc les retours dans le temps pour mieux comprendre l’histoire d’Atsu, avec de nombreuses cinématiques superbes.

Les combats sont cool, reposant toujours sur des postures mais aussi sur des armes très variés qui s’adaptent aux différents types d’ennemis que le jeu nous fait rencontrer. Les cinématiques, très nombreuses, reposent sur des mises en scène sublimes et impressionnantes. Il y a de nouveau beaucoup de dialogues qui, par contre, peuvent parfois couper l’intensité de l’aventure.

Le jeu repose évidemment de nouveau sur un open world impressionnant et varié, reposant sur une direction artistique séduisante qui nous propose des paysages incroyables et époustouflants. On se perd avec plaisir dans ce jeu et on se surprend souvent à s’arrêter à certains endroits pour admirer les paysages. On vogue encore dans un esprit de grande liberté nous permettant de faire des missions principales, des missions secondaires mais aussi des quêtes nous permettant d’acquérir de nouvelles compétences.

Rien de nouveau du côté de la jouabilité avec un gameplay qui ne souffle pas d’un vent de fraicheur par rapport à Tsushima. L’IA est encore décevante pour ce qui est des phases d’infiltration, ce qui nous oblige très / trop souvent à taper dans le tas à coups de Katana. Les combats peuvent parfois être fouillis du fait du grand nombre de personnes à tuer en même temps, si cela reste au final convenablement efficace. La bande son est sympa, totalement en adéquation avec le jeu, les combats et les paysages. On joue même de temps en temps des instruments traditionnels japonais en utilisant le pad de la manette. Cela donne au final un peu de poésie dans une aventure où la violence règne.

Au niveau de la durée de vie, une aventure principale en ligne droite sera bouclée en une bonne vingtaine d’heures, ce qui serait dommage car elle éviterait de nombreuses quêtes intéressantes, empêchant d’aller fouiner dans de nombreux endroits. Le jeu offre au final beaucoup plus pour ceux qui font le choix d’enquêter de manière plus approfondie.

Alors voilà, Ghost of Yotei est donc un excellent jeu même s’il ne révolutionne rien ou pas grand-chose. Il est dans la continuité de Ghost of Tsushima, excellent en tous points, bercé par l’onirisme qui nous avait convaincu il y a déjà 5 ans.