"I'll sit back and admire how much you hate yourself, you're just a bunch of soul fuckers you total cunts."

Pour ceux qui trouvaient le fils de Ian Dury sympathoche mais un poil mou du genou, ce disque devrait un peu remettre quelques pendules à l’heure. Baxter Dury a toujours conjugué ironie presque sardonique, personnage de dandy un brin pataud avec nonchalance et élégance. Une sorte de William Thacker, personnage anglais typique.

Réalisé avec Paul Epworth (Adele, Rhianna, Beck, Florence & The Machine, Bloc Party...), cet Allbarone (neuvième album !) joue des muscles et de l’énergie du dancefloor, sans oublier les chœurs féminins, cela fait partie de la marque de fabrique du chanteur anglais. On sent que Dury souhaite sortir un peu de sa zone de confort et cela lui va très bien. Le morceau qui donne son nom au disque et qui commence l’album donnant le ton général.

Allbarone possède un style très direct, electropop, groove parfois sexy, sans circonvolutions, court mais intense. Mais si ce disque donne envie de se dandiner, Dury ne perd jamais son côté mordant, désabusé, beaucoup de ces chansons traitant du rejet amoureux. Tout cela créant une sorte de dualité entre musiques et textes.

L’album se termine sur "Mr W4", chanson poignante où le chanteur confronte une balade nostalgique aux stéréotypes de son ancien quartier.

It’s a pleasure, encore une fois.