"Et les Tziganes, comment ils jouent ! Chaque jour, à l’hôtel Hungaria, je les écoutais et j’étais fasciné, et lorsqu’ils jouaient la Marche de Rákóczi, nous étions tous électrisés. Impossible d’en parler, il faut l’entendre !" Antonín Dvorák
Avec ce disque consacré à la Bohème (Antonín Dvorák : Chansons tziganes op. 55, Duos moraves (extraits), Leos Janácek : Poésie folklorique morave en chansons (extraits), Béla Bartók : Danses folkloriques roumaines, Georges Boulanger : Serenade Tzigane, Avant de mourir, Grigoras Dinicu : Hora Martisorului, Ivan Vasiliev : Deux Guitares), le Quatuor Talich, impérial chez Dvorak, Janacek, Mendelssohn, est dans son jardin.
La sonorité du quatuor : une douceur dans le son, une profondeur dans les attaques, une certaine façon de mettre du poids dans les archets tout en gardant un côté boisé, accompagné parfois par une contrebasse, un cymbalum ou un kaval, convient parfaitement à ce répertoire.
Tantôt avec une joie communicative, tantôt plus mélancolique, le Quatuor Talich dessine un voyage plein de verve et de poésie dans l’âme des campagnes de Bohème.
