Une fois n’est pas coutume, quoique, nous allons parler d’une artiste qui ne déboule pas avec de grosses guitares et des rythmes endiablés.

En effet, Armande Ferry-Wilczek propose une musique tout en douceur avec des teintes de jazz, de fado ("Bacoadinho"). On y fredonne des ruptures et des éloignements, loin d’une relation toxique ("Ode à ton départ"). Elle chante aussi son amour naissant pour Grenoble, oui tu m’as bien lu. J’y ai entendu parfois du Nougaro, dans la musique et sa façon de nous entraîner.

Armande Ferry-Wilczek nous offre là son deuxième album, le premier, Qui naît dort plus, qui avait déjà fortement impressionné Nathalie, notre chroniqueuse auvergnate et je comprends pourquoi.

Ce deuxième album regroupe 12 titres, Armande y parle de la vie de tous les jours, de son questionnement sur la maternité, "J’ai quelque chose à te demander", elle parle d’amour, mais je l’ai déjà dit, et nous apprenons aussi que "Poupée Saturée" ou "Putain de jugement" sont des titres qui révèlent Armande, fatiguée de jouer un rôle et qui enfin se ranime. C’est aussi des titres sur la souffrance, que l’on s’inflige ou que l’on nous inflige.

C’est aussi et surtout, 12 magnifiques titres qui nous transportent, nous font sourire, nous émeuvent et l’univers d’Armande est sublime. Elle joue de plusieurs instruments, invite 8 musiciens à la rejoindre et deux palmeros espagnols pour l’accompagner dans ce voyage musical et vocal.

C’est l’album idéal pour finir en beauté l’été, reprendre en douceur la routine quotidienne et aborder plein d’énergie et de belles images et sonorités la saison qui s’annonce !