Égoïstement, un horrible mal pour un bien. Une mauvaise chute en skate et une blessure au dos qui éloigne définitivement Bastien Duverdier de sa planche et d’une belle carrière en professionnel et cette maladie, la spondylarthrite ankylosante, qui attaque les articulations. Et puis la musique comme un refuge, un échappatoire, une nouvelle ligne de vie.
En dix-sept minutes et cinq titres purement instrumentaux (après plusieurs albums chantés) le guitariste continue de balader sa musique, ce son qu’il s’est trouvé à la fois ligne claire et métallique (avec une guitare dobro), ce "blues" lumineux, moderne, intercontinental (quelque chose qui irait de l’Europe à Hawaï en passant par le Mali ("Korafola")), aux lignes mélodiques séduisantes et ondulantes au groove nonchalant, beau comme un soleil couchant sur une plage du pays basque.
