Les vacances arrivent pour certains, sont passées et ne sont qu’un lointain (et merveilleux on le souhaite) souvenir pour d’autres ou ne sont qu’un rêve (ou un cauchemar qui sait) pour d’autres.
Pour votre serviteur, c’est le moment de pouvoir se poser un peu et écouter les albums qu’il n’a pas eu le temps d’écouter et encore moins de chroniquer avant (pour pleins de raisons, professionnelles principalement, mais on s’en fout un peu pour tout dire).
Je vais commencer par Gravas, dont la chanteuse, Aurélie Gravas est, je cite, obsédée par la peinture, la magnifique pochette de l’album laisse peu de doutes à ce sujet. D’ailleurs, quelque chose me dit que cette chanteuse peintre n’est pas étrangère à cette oeuvre.
Gravas, c’est aussi Françoise Vidick à la batterie et chanteuse et elle a joué dans Joy, Deus ou Zap Mama. D’ailleurs, il est écrit ceci que je trouve très beau : elle est sa soeur, sa voix et ses rythmes du coeur. Une langue siamoise est née de leurs voix entremêlées. C’est aussi Marc A. Huyghens, guitariste chanteur (ex leader de Venus, Joy) qui est, je cite toujours, son frère pigment, délicat ou radical.
C’est bien beau tous ces mots, mais qu’en est-il réellement ? Et bien la promesse annoncée est largement tenue. C’est effectivement d’une beauté et d’une délicatesse inouïe.
Cet album de 13 titres s’ouvre avec le délicat "I'm on earth" dont Gravas dit qu’il est la description d’un dernier instant vécu sur terre et de l'imminence d’une catastrophe et se termine par "Sisters", douceur ambiguë d'un amour sororal et serein. Mais il ne faut pas oublier les 11 autres titres, comme "Teepees" que je trouve punchy comme j’aime, qui est d’ailleurs sorti préalablement en single.
Gravas nous dépeint des femmes-lionnes, des chiens de traineaux ou encore, des enfants oranges qui vivent les yeux clos. On retrouve des chants en français comme "La Vieille".
Une chose est sûre, si tu aimes PJ Harvey, Cat Power ou encore The Velvet Underground, tu devrais trouver ton bonheur, même si personnellement je trouve toujours terriblement réducteur de citer des références, encore plus quand le groupe dont je parle est en passe de devenir lui-même une référence.
C’est l’album idéal pour bien attaquer les vacances, en tout cas en ce qui me concerne. Et toi qu’en penses-tu ?
