Pascal Layan n'est pas un nouveau venu sur la scène musical française. Il avait déjà officié par le passer au sein du groupe Bristol notamment. Mais pour être honnête, je n'avais pas de souvenir particulier de ce groupe à côté duquel j'étais passé à l'époque (deux albums, Bristol en 2005 et Sur les traces de Candy Lai en 2008).
Ce premier album "solo" sous son (presque) nom (Delayan) est donc une découverte pour moi et qui plus est une bonne découverte (sinon je ne perdrais sans doute pas mon temps à vous en parler, n'est ce pas ?).
Delayan sort donc son premier album solo, Looking towards the Atlantic. Mais il aurait aussi bien pu s'appeller "Look towards the Channel" tant les influences du garçon se situe quand même pas mal du côté de l'Angleterre.
Accompagnés par un ancien membre de Bristol à la basse notamment (Nicolas Ferney), Pascal Layan est également épaulé par un autre esthète de la pop anglaise, Olivier Rocabois (inutile de dire que nous en sommes fans chez Froggy's Delight). Attention, on ne parle pas de la "brit pop" des 90's (que j'aime beaucoup aussi) mais de la vraie pop mélodique aux lignes claires comme de l'eau de roche et aux arrangements fluides comme l'air.
Ici, on va chercher le songwriting délicat et classe, on est plutôt du côté des années 60, 70 avec une élégance digne d'un Sean O'Hagan (Hig Llamas) comme je l'ai justement lu par ailleurs chez les également très élégants A Découvrir Absolument, ou d'un Paddy Mcalloon (Prefab Sprout). Tout est à sa place, rien ne dépasse et pourtant les morceaux sont riches et foisonnants d'idées, d'instruments, de mélodies épatantes et charmeuses.
Vous l'avez compris, la musique de Delayan est luxuriante, joyeuse mais pas fanfarone, et même un peu nostalgique (suffisamment pour consacrer un titre à "Mats Wilander") et s'ajoute sans rougir à côté de celle de son comparse Rocabois. Bye Bye Bristol, vive Delayan.
