Le trio (Sylvain Darrifourcq : batterie, Manuel Hermia : saxophone ténor, Valentin Ceccaldi : violoncelle ) se définit comme un groupe de "brutal jazz".
Et c’est vrai qu’il y a une énergie, une tension, quelque chose de frontal voire de féroce qui a commencé avec God at the casino (2016), poursuivi avec Kaiju eats cheeseburgers (2020) et que l’on retrouve dans ce Unicorn & flexibility.
Un énorme foutoir ? Que nenni ! Des explosions free jazz mélodiques mais surtout rythmiques, une multitude de timbres concassés, des bribes de phrases qui se croisent, s’entrechoquent, s’accouplent, dansent. Soufflant tonnerre (dans du roseau concernant Manuel Hermia) ou se montrant capable de moments plus calmes, il existe dans ce trio une volonté évidente de créer un univers singulier, transcendantale presque (loin de toute démonstration technique). Une belle claque.