L’ami Benoît Rondeau est de retour avec une nouvelle publication qui sort de nouveau des sentiers battus de la recherche historique avec la biographie d’un personnage à la vie hors du commun, un certain Otto Skorzeny.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir combattu sur le front russe, Otto Skorzeny (1908-1975) devient le patron d'un commando d'élite en charge d'accomplir des "missions impossibles".

En 1943, l'agent se voit confier par Hitler la mission qui va le rendre célèbre : retrouver et libérer Mussolini, qui vient d'être renversé. L'opération est spectaculaire, digne du scénario le plus rocambolesque.

Mais celui que les Alliés appellent "Scarface" en raison de l'impressionnante bâlafre sur son visage ne s'en tiendra pas là. On le retrouve notamment à la manœuvre durant la bataille des Ardennes, où il dirige un groupe de faux soldats américains qui va jouer le rôle d'une cinquième colonne.

Réfugié dans l'Espagne franquiste, Skorzeny rejoint ensuite l'Egypte, où il devient conseiller militaire du général Mohammed Naguib avant d'entraîner les premiers commandos palestiniens et d'être recruté, en 1963... par le Mossad.

J’apprécie particulièrement ces ouvrages biographiques qui se lisent comme des romans, consacrés à des personnages qui ne sont pas parmi les plus connus de la Seconde Guerre mondiale. L’ouvrage est précis, nous présente l’évolution de Skorzeny, ingénieur devenu chef de commando rejoignant la SS. On y voit personnage d’abord officier subalterne réussir à grimper dans la hiérarchie pour se retrouver à côtoyer les caciques du régime hitlérien. On y voit un homme fidèle d’Hitler, nazi de la première heure.

L’ouvrage revient évidemment sur ce qui a fait sa réputation, à savoir la mission qui lui est confiée de libérer Mussolini, qui vient d’être renversé et qui se trouve emprisonné dans un endroit secret en Italie. Suite à cette mission, l’ouvrage traite aussi des opérations spéciales qu’il menera consacrées à Pétain et à Tito notamment. On le retrouve aussi dans un chapitre à la manœuvre lors de la repression de l’attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler.

L’ouvrage traite aussi de sa vie après la guerre, de son départ vers l’Espagne franquiste, puis de son passage en Egypte aussi auprès du général Naguib. S’en suivra ensuite une période où il entraîne des commandos arabes avant d’être recruté en 1963 par le Mossad.

Alors voilà, une fois encore, Benoît Rondeau nous propose un ouvrage de grande qualité, passionnant de bout en bout autour de ce personnage mystérieux, faisant de son livre une référence concernant Otto Skorzeny.