Spectacle d'improvisation.
Il y a un peu plus de vingt ans, Jamel Debbouze lançait ce haut lieu de l'humour à Paris, niché à côté du Théâtre du Gymnase sur le boulevard Bonne Nouvelle et le succès depuis, ne s'est jamais démenti....
Ce vendredi-là, un public bon enfant vient trouver l'ambiance décontracté propre au lieu, inspiré des comedy club new-yorkais, qui ne change pas depuis sa création. Ça a un petit goût de vacances et de soirées en boîte de nuit. Le public, l'un des éléments clé de la soirée, a manifestement décidé de passer un bon moment et accueille avec chaleur les improvisateurs venus se tester.
Car oui, il s'agit bien d'improvisation avec Impro Club le vendredi soir, qui propose un plateau d'artistes aux styles et univers totalement différents. Sur le même principe qu'un plateau de stand-up, l'Impro Club accueille des improvisateurs aux concepts divers.
Avec une maîtresse de cérémonie aussi dynamique que moqueuse, Alexandra Feignez, qui vient chauffer la salle avec brio, les improvisateurs du soir vont venir présenter chacun un quart d'heure de spectacle.
C'est Mounir Dhane qui ouvre le bal. A l'aide de dés qui se promènent dans la salle et de lieux proposés par le public, l'attachant improvisateur de Trappes va construire des histoires qui le verront se déplacer du Parc des Princes à la Place de la République jusqu'à un centre aéré version Montessori. Sa bonhomie et son sens de la répartie font mouche à chaque fois.
Avec un cabas rempli une fois encore par le public, Valentine Nogalo va jouer une mamie racontant un amour de toujours. Et l'improvisatrice se retrouvera à goûter une salade de pâtes ou s'enduire de lubrifiant, proposant un prestation tendre et caustique à la fois.
Baptiste De Oliveira, lui, a choisi de jouer avec les codes cinématographiques pour proposer une histoire extraordinaire qui empruntera différents styles, des films de super-héros au film d'horreur selon le bon vouloir d'un spectateur. Et l'improvisateur de montrer une belle dextérité et un savoir-faire indéniable.
Enfin, Pierre De Brauer, venu spécialement de Belgique pour l'occasion, démontre une vraie liberté de jeu et un formidable imaginaire, avec la capacité de se fondre d'un personnage à un autre, de faire parler les animaux à partir de mots anodins (patate, chataîgne, bar, sandale...) dans un style qui n'appartient qu'à lui. Un régal.
Un beau niveau de jeu chez tous ces artistes singuliers et un rendez-vous qu'il convient désormais d'ajouter à son agenda ! On y reviendra.