Dernier album en date du "vampire" en chef, survivant d'une époque et d'un genre musical qu'il a largement contribué à créer.

J'ai toujours une inquiétude à découvrir les albums de fin de carrière d'artistes légendaires qui n'ont plus rien à prouver depuis longtemps (Lou Reed si tu m'entends…)

Onzième album donc ( onze ans déjà après Lion, sa dernière production), qui commence plutôt fort avec "Swoon", premier single à la rythmique impressionnante et duo avec Trent Reznor (qui avait déjà contribué précédemment et qui traîne toujours dans les parages afin de donner une caution indus à ses idoles de jeunesse) On enchaîne avec deux morceaux puissants "Hot Roy" puis "Sherpa" titre électronique à la mélodie impeccable.

L'album est d'ailleurs plus un recueil de morceaux assez différents les uns des autres qu'un vrai projet, mais la production de Youth ( ex-Killing Joke qui assure également les parties de guitares) arrive à rendre l'ensemble très cohérent.

La voix de Peter Murphy (à qui on reproche souvent sa proximité avec celle de Bowie) est vraiment impressionnante sur l'ensemble des titres. Ses détracteurs lui reprocheront son côté parfois théâtral et grandiloquent. C'est vrai… Mais c'est également sa marque de fabrique depuis 1979.

À qui viendrait l'idée de reprocher à Marc Almond sa fascination pour les cabarets glauques ? Ou bien à Iggy Pop sa répulsion pour les vêtements… À propos d'idoles plus ou moins sulfureuses, on notera un passage sympathique de Boy Georges sur le dernier titre.

La fin de l'album est plus conventionnelle mais un moment passé avec le roi Peter Murphy est un plaisir de plus en plus rare à ne pas bouder.