Si l’on parle de contrastes, de lumières et d’ombres, des thèmes de la fragilité de la vie alors oui, il y a quelque chose de baroque dans la discographie et dans ce nouveau disque de Nesles.

Il y a chez le chanteur français une façon de cultiver un univers fait de chansons ici vénéneuses, une certaine "classe", une manière de peser les mots et les notes pour trouver une justesse (ou tout du moins sa justesse), de façonner au scalpel ses chansons

Tantôt rock, pop ou avec des accents électro (l’adjonction de synthés modulaires lui permettant parfois de jouer avec la matière sonore), avec les interventions de Dominique A ("1976"), BlaubirdGabriela Etoa, Juliette Plumecoq-Mech mais toujours avec une intensité, un imaginaire, un mystérieux, une force narrative et mélodique (on sent les morceaux construits sur des ossatures simples mais solides).

Tout cela faisant de ce Barocco un disque pétri de qualités.