J’ai découvert One Rusty Band il y a 6 ans avec Voodoo Queen, je m’en souviens parfaitement, c’était un vendredi soir et je buvais une bière mais là n’est pas le propos, et dès le premier morceau j’avais pris une immense claque, avec leur intro qu’aurait pu jouer les Béru. Les titres de l’album s’étaient enchaînés sans me lasser une seule seconde.
2022 le duo, constitué de Greg à la guitare, au chant (avec sa voix bien rocailleuse comme je les aime), grosse caisse et caisse claire et l’harmonica et Léa, circassienne, au tap danse, au washboard, mais aussi cymbale et tom. Pour faire simple, elle assure le show en proposant des rythmiques avec des claquettes, mais pas celles qu’on porte négligemment avec des chaussettes, non celle que Fred Astair proposait, mais Léa les propose bien plus rock.
Voilà donc qu’ils jouent ensemble, proposant deux albums parfaits et qu’ils roulent, parcourent les routes qui les ont menés aux quatre coins du pays sur différentes scènes que ce soit en extérieur ou en salle. 8 années d’existence pour ce couple / duo qui revient avec Line After Line.
A noter d’emblée deux nouveautés : Léa chante désormais sur certains titres et cela apporte une fraîcheur et une nouveauté à l’ambiance surtout sur le duo "I wanna kill you". La pochette n’est pas une photo décalée comme ils avaient su proposer pour les deux premiers albums mais un dessin réalisé par… Léa. Elle a tous les talents et c’est suffisamment important pour que cela soit souligné. Encore un groupe où la fille comme on dit n’est pas une potiche, ni un faire valoir et c’est cool.
Line After Line nous raconte donc ces années de route, la vie de musiciens, les rencontres pas toujours cool, sujet du titre "Catfishman", les engueulades que nous raconte le duo "I Wanna Kill You", ben oui parfois on s'engueulent, et puis on retrouve la joie de la vie de zicos : "Happy Mess". Le groupe s’offre enfin un Back Home et une pause : "Lazy Land", avant de reprendre la composition puis le studio puis la route…
Musicalement, c’est toujours ce bon boogie rock blues à la ZZ Top pour vous donner une idée, qui balance des épaules et nous fait taper du pied avec un sourire béat sur les lèvres. Troisième album, troisième album parfait : de mon point de vue, c’est un album où pas un seul titre ne me lasse, et je n’ai jamais envie d’appuyer sur la touche skip.
Ils composent, enregistrent et arrangent ensemble, dans leur home studio, Greg mixe, Léa s’occupe du graphisme (je me répète) et il est superbe, je trouve. Ils œuvrent de concert avec leur ami Louis Devaux à la réalisation de leurs clips que je te conseille vivement. Tout est enregistré live en studio et pour être complet, le mastering est assuré par Alexis Bardinet au Globe Audio (qui a oeuvré pour Lofofora, Les Wampas ou Eiffel, donc c’est pas Jo le Clodo dirait l’ami s20b).
Je n’ai qu’un reproche, il en faut bien un : je n’ai toujours pas réussi à aller vibrer avec eux lors d’un concert mais franchement, je croise les doigts pour cette année ou la prochaine.