La plage ou une piscine, un soleil radieux, des corps amoureux, le bleu de la Méditerranée, le tableau pop offert par Giorgio Poi dans son nouveau disque n’est pas si idyllique.
Enregistré à Rome avec l’aide de Laurent Brancowitz (Phoenix), Schegge évoque l’idée de fragments, d’éclats, d’explosion (du couple, la mort de son père…) et la nécessité de tendre vers quelque chose de nouveau, la capacité de créer l’harmonie et l’équilibre (d’où son retour à Rome).
L’idée également que Schegge rassemble les différents fragments de son expérience et de sa discographie (Fa Niente (2017), les superbe Smog (2019) et Gommapiuma (2021)), cette pop italienne populaire, authentique, aussi exigeante que légèrement nonchalante, chantant dans sa langue maternelle et que Giorgio Poi les recompose sous une forme nouvelle gagnant encore en finesse, en maturité également.
Introspection, questions existentielles (uomini contro insetti), poésie, renaissance et une musique pop raffinée, léchée, belle, gracieuse et efficace, chaleureuse, qui invite à la détente. Des chansons ("Un aggettivo, un verbo, una parola", "Giochi di gambe", "Uomini contro insetti", "Les jeux sont faits") comme des buts de Silvio Piola, de Roberto Baggio ou une défense de Paolo Maldini.
Ti amo Giorgio Poi !