On connaît Emmanuel Mario depuis bien longtemps déjà chez Froggy’s Delight. Il faut dire qu’il est compliqué de passer à côté de ce touche-à-tout de la musique tant on le croise sur différents projets. Citons Holden, Laetitia Sadier, Institut par exemple, groupes avec lesquels il a officié notamment comme batteur. Pour le reste, je vous laisse aller voir les chroniques respectives sur le site mais pour ce qui est du nouvel album d’Astrobal, c’est bien ici que ça se passe.
Alors donc voici arrivé L’uomo e la natura qui succède, presque 6 ans plus tard à L'infini, L'univers et les mondes. Toujours dans la même veine d’explorations sonores ludiques et joyeuses, Astrobal nous offre 43 minutes de bonheur avec ce disque quasi instrumental à l’exception des deux parties de "L’uomo e la natura" chantées avec Nina Savary.
Une pop électro planante et envoûtante, des rythmiques atypiques et exotiques, une ambiance très cinématographique tendance années 70/80 ("Miami 2064" est la BO parfaite d’un film imaginaire), des synthés vintages, ou plus modernes. Tous les ingrédients sont là pour qui aime les musiques qui parlent à votre imaginaire.
Ce disque est d’une fraîcheur bienfaitrice tout en étant musicalement très riche. Un easy listening de première classe. On a envie de siffler et de battre la mesure sur chacun des titres de cet album à l'atmosphère planante mais aussi très enjouée.
Un album qui prend le risque de ne pas plaire à tous mais qui pourtant parlera autant aux esthètes de la musique pour oreilles averties qu’aux plus béotiens qui veulent se laisser porter par les émotions de ces sonorités rétro-futuristes. Surtout si vous êtes fans de musique de film des années 70, 80 et de la pop italienne de la même époque.
Encore une réussite que ce L’uomo e la natura qui fait décidément de Astrobal un groupe aussi discret que incontournable.