Ce refuge est dans la continuité d’Aftermath sorti en 2017. Le guitariste Alex Stuart est toujours entouré d’Arno de Casanove (trompette, piano et Fender Rhodes), d’Irving Acao (saxophone ténor et claviers), d’Antoine Banville (batterie), le bassiste Benoît Lugué remplaçant Ouriel Ellert.

On retrouve cette profondeur de champ, cette façon de faire monter ou descendre les tensions, donc une énergie. Une énergie rock pourquoi pas, mais cela n’a pas forcément beaucoup de sens. Toujours également ce côté motorique ("Simple Things / Contemplation", "Among the clouds", "Simple Things", "Refuge"…) lit rythmique qui permet aux mélodies de s’épanouir et plutôt de belle manière, presque comme des envolées parfois.

Mariage des timbres, efficacité mélodique, profondeur et envergure, et cette façon de penser groupe et non pas backing band ("Unconditional love" à la fois climax et dernier morceau du disque regroupe tout ce dont les musiciens sont capables). Une réussite.