Cleo, c’est l’histoire d’une naissance (son premier véritable disque en solo après avoir joué dans For A Word, et.nu, Visitor, 22° Halo), ou plutôt d’une éclosion (propos au cœur du disque), celle de la chanteuse Lea Maria Fries.
Son chemin, la Suissesse le construit entre rock et jazz comme si, par exemple, PJ Harvey avait choisi le second à la place du premier. On songera également à Susanne Abbuehl, Beth Gibbons ou à Mélanie de Biasio. On sent la même force que la chanteuse, la même intégrité, cette même envie d’aller plutôt vers la liberté, l’intensité, la singularité, la sensualité que le confort, la mollesse, la tiédeur.
Pour mener à bien ce projet, réalisé par Julien Herné (et également à la basse), la chanteuse s’est accompagnée de Gauthier Toux au piano, Antoine Paganotti à la batterie avec Vincent Peirani (accordéon), Raynald Colom (trompette), Yessaï Karapetian (piano) et Tao Ehrlich (batterie) en invités.
La richesse de ce disque c’est ce fil tendu, cette audace musicale, ce jeu de dynamiques (mélodiques et rythmiques), de textures et d’esthétiques, cette musique organique.
