"Ce soir nous sommes septembre et j'ai fermé ma chambre
Le soleil n'y entrera plus
Tu ne m'aimes plus
Là-haut un oiseau passe comme une dédicace
Dans le ciel"
Ce que l’on aime chez le pianiste Fred Nardin est tridimensionnel : une technique parfaite avec un sens du phrasé toujours juste, un art du trio maîtrisé et un éclectisme musical.
Tout cela, on le retrouve dans son nouveau disque enregistré avec Viktor Nyberg à la basse et Romain Sarron à la batterie. Trio [+] car il y a quelques invités comme la chanteuse Anne Sila, les saxophoniste Max Pinto et Stephano Di Battista, Raynald Colom à la trompette… Et c’est un vrai petit bijou.
Avec maestria (maestria partagé par tous les musiciens présents), le pianiste parvient à conjuguer Monk ("Eronel"), Bud Powell, McCoy Tyner, Wayne Shorter ("Deluge") ou Ahmad Jamal avec Vincent Belorgey et Guy-Manuel de Homem-Christo ("Nightcall"), Alain Sarde ("La chanson d’Hélène") ou Pascal Obispo ("Magic Trip") avec qui il collabore activement depuis quelques temps.
De grands écarts mais le disque tient par l’association des couleurs et des timbres, un sens de la mise en lumière des mélodies (sans jugement de valeur), ce côté véloce et agile, cette façon de se balader sur le clavier avec quelque chose de gracile.
