Formé en 2014, LANDMVRKS est originaire de Marseille et le groupe évolue traditionnellement dans un style metalcore / metal moderne très en vogue en ce moment chez les plus jeunes et qui se traduit par une alternance de riffs violents et d’un chant oscillant entre voix claire et cris.
The Darkest Place I’ve ever Been est leur quatrième album et il faut reconnaître qu’on est toujours passé à côté de ce groupe en considérant que sa musique ne nous toucherait pas à la façon des Britanniques de Bring Me The Horizon qu’on n’aime pas du tout. On a toutefois décidé de franchir le pas pour ce nouvel album et on a bien fait car celui-ci est une réussite.
Il marque très clairement une évolution significative dans leur parcours musical, combinant leur énergie initiale metalcore avec une orientation plus néo voire rap. C’est le cas par exemple sur "Sombre 16" avec du sample et des gros riffs 90’s façon team nowhere.
Il y a également une dose de rap sur plusieurs titres notamment en intro de "Créature" avant de basculer d’ailleurs sur un son limite punk. Il en est de même sur "Blood red" avec son côté Linkin Park et un effort de chanter en français. "La Valse du temps" est probablement un des titres les plus intéressants avec une vraie qualité d’écriture et une voix qui fait la démonstration de toute sa diversité poussant celle-ci à une sonorité limite death. Le groupe se permet une balade au piano en titre de clôture sur "Funeral".
On relèvera une collaboration sur "A Line In The Dust" avec Mat Welsh du groupe britannique While She Sleeps.
En résumé, avec ce nouvel album étonnant, LANDMVRKS démontre qu’ils savent se diversifier tout en conservant un son massif et qu’ils n’hésitent pas à prendre des risques : la marque des grands.
Grosse tournée européenne à venir.