Des Byrds, des Doors
Des Animals, des Moody Blues
Séparés, McCartney
George Harrison
Et Ringo Starr et John Lennon"

Vous aviez apprécié JC Satàn ou Crâne Angels ? Vous aviez aimé le premier album solo d’Arthur Satan : So far so good (sorti chez Born Bad Records en 2021) ?

Alors vous allez adorer ce nouvel (et très long : 17 chansons, 4 faces d’un disque vinyle) album. Adorer, parce que la réussite de cet A journey that never was est totale.

Il faut dire qu’il connaît son Kinks ("Lovely Suzy", "Crucify Me"), son Who ("The Killer"), son Beatles ("Loner Perspective", "A cold Morning", "My Valentine", "After The Night", "Life Goes Wrong"), sur le bout des doigts, des doigts au vernis rouge parfois ("Glomosaurus Rex", "Crucify Me"), tout en y ajoutant son propre univers, par exemple en musclant le jeu ("Son of the Atom").

Il y a dans ce disque, au classicisme pop / rock donc marqué et assumé (et parfois un peu long, il tire un peu en longueur sur la fin, dommage pour des titres comme "The Pagan Truth", "It’s Over (The last dance)") une superbe maîtrise dans l’écriture, dans l’efficacité des mélodies et la production. Audacieux dans son jusqu'au-boutisme (chaque idée semble poussée à sa limite), superbement bien écrit, ce A journey that never was est un disque cathédrale édifié à la gloire de la pop et du rock.