Voici un groupe italien découvert au Hellfest sur la scène Valley pratiquant du doom metal, une énorme claque à l’époque.
Ce nouvel album marque une légère rotation dans leur style (petit jeu de mot avec le titre de l’album). Alors les racines doom restent bien évidemment présentes mais elles se marient avec des teintes gothiques très 80’s et des envolées progressives.
Dès les premières notes, on est très étonné par cette nouvelle sonorité goth rock un peu à la Siouxsie and the Banshees ou Sisters of Mercy. La voix de Sara Bianchin est d’ailleurs particulièrement touchante.
"At the Races", deuxième titre de l’album est également une parfaite illustration de cette nouvelle orientation. "Fire on the Roof" s’ouvre par quelques notes électroniques puis un son bien lourd retrouvant ainsi le son de leurs précédents disques.
"Immolation" se veut plus intimiste sous un chant piano puis solo de guitare qui vient transpercer l’auditeur avec roulement de grosse caisse pour le sortir de sa zone de confort. Le plus étonnant est "The Dress" avec la présence d’un saxophone et Messa qui ne se refuse rien sur 9 minutes d’exploration sonore.
Avec ce nouveau album, Messa repousse les frontières de son style doom mais sans jamais trahir son identité. Une réussite.