J’avais laissé Howard en 2022 sur la sortie de Event Horizon, leur deuxième album. Ils sont partis dans la foulée faire une tournée d’une cinquantaine de dates en deux ans dont un concert sold out au Backstage à Paris pour la release party.

Les revoilà en 2025, transfigurés. J'entends par là qu’aux guitares fuzz et orgue Hammond que j’avais particulièrement aimés, se sont ajoutés des sonorités électroniques, jusque sur la pochette d’Oscillations, leur troisième album paru ce printemps.

Ils présentent cet album comme une thérapie. "Dépression, isolement, addiction puis libération progressive, identité de genre et rage cathartique…" Voilà comment ils présentent ce nouvel album, à l’énergie des premiers jours toujours conservée et même peut-être décuplée par cet apport de sonorités électroniques. "Daydreaming" par exemple qui nous cloue sur place par son association électronique et Hammond, basse surpuissante et solo diabolique. 

Jimbo (chant et guitare) y livre des textes plus personnels. Il y aborde, nous confie-t-il, des expériences éprouvantes comme la dépression, l’isolement, entre autres. Mais le groupe en a fait un album peut-être plus sombre dans le fond mais plein d’une énergie violente, brute et communicatrice. Dès le premier titre, on est emporté par ce torrent de décibels.

Une bombe à encaisser et à partager de toute urgence.