Sous la baguette de Petr Popelka et avec les musiciens du Prague Radio Symphony Orchestra, c’est un Smetana tout en reliefs, tout en magnifiques couleurs, en subtile dramaturgie qui nous est donné à entendre.

Des premières notes du tonitruant Richard III à la conclusion du brillant Blaník, dernier des six poèmes symphoniques formant le cycle, tout ne sera qu’ascenseur émotionnelle. On y est dans ces paysages de la Bohème, sur cet éperon rocheux près du château Vyšehrad, dans le cours tumultueux de la Vltava, dans cette danse paysanne...

Se dégage de ces interprétations (Má vlast, Richard III, Wallenstein’s Camp, Hakon Jarl, la symphonie triomphale, le quatuor à cordes n°1 (dans l’arrangement pour orchestre de George Szell) un sentiment de puissance qui n’empêche ni souplesse, ni fluidité, ni finesse, ni le majestueux.

Indispensable.