Retour aux côtés des éditions de l’Olivier cette semaine avec une nouvelle lecture pleine de fraîcheur de justesse, portée par l’écriture de Shaïne Cassim, une auteure originaire de Madagascar qui vit en France depuis l’âge de sept ans. Elle a déjà publié de nombreux livres pour la jeunesse et elle travaille dans l’édition.

Avec Sunday Morning, l’auteure nous embarque aux côtés de Rosie Lane, une femme nous annonçant "Je suis forte et je vais me tirer d’ici". Le "ici" dont elle nous parle, c’est un village du Nord de l’Angleterre où réside la Gracieuse Congrégation des Pauvres Pécheurs dont elle fait partie depuis sa naissance. Rosie n’a qu’une idée en tête, fuir l’emprise de cette communauté religieuse et de ses adeptes fanatiques pour vivre sa vie.

A Londres, elle trouve un emploi de serveuse dans un pub, le Sunday Morning. Elle travaille dur, s’étourdit en écoutant l’excellent Nick Cave, consomme de la codéine sans modération et rencontre des garçons. Mais tout cela ne suffit pas à guérir cette âme qu’exalte la lecture des poèmes d’Emily Dickinson et des Hauts de Hurlevent. Ni à lui faire oublier un premier amour brisé. Assoiffée de liberté, Rosie Lane trouvera-t-elle enfin l’apaisement ?

C’est donc un roman d’émancipation que nous propose l’auteure qui nous narre comment il est compliqué de se défaire de toutes les formes de servitude. Le lecteur s’attache très vite à cette héroïne en quête de liberté et d’émancipation. Le texte est rythmé, tout comme l’est la rapidité avec laquelle Rosie cherche à se rendre libre. On y découvre aussi la ville de Londres, une ville marquée par la musique, le rock ici en particulier. C’est au final un livre très cool à lire qui nous fait passer un très bon moment de lecture, sans aucune prétention. C’est bien la l’essentiel quand on prend en main un ouvrage.