Pour l’amour des synthétiseurs analogiques, des musiques atmosphériques et synthétiques, de l’art moderne (la rencontre, dans le cadre de la Biennale de Venise, entre les deux musiciens était à l’initiative de Xavier Veihlan qui signe la pochette de Mirages II). C’est pour tout cela, et bien plus encore que JB Dunckel (ex-moitié d’Air) et Jonathan Fitoussi se retrouvent pour donner une suite six ans plus tard à leur collaboration.
Comme pour Mirages, Dunckel et Fitoussi se complètent à merveille, travaillent, entre pop et ambient, l’architecture, la matière sonore pour un résultat très organique. On y retrouve la plastique musicale, la grammaire, l’élégance propre à Dunkel, la rythmicité, la géométrie si importante à Fitoussi, pour un résultat qui pourra faire penser à la musique minimaliste répétitive américaine, la musique électronique allemande des années 70, Oskar Sala, Air, Détroit, Tangerine Dream mais qui en définitif est assez unique.
On s’évade, on s’échappe comme hors du temps, le son nous enveloppe, on plane, la grande classe !
