L’immense pianiste qu’est Michel Dalberto a-t-il encore besoin de prouver tout son talent et toute sa virtuosité ? Il ne faut pas se tromper, ici il n’est pas simplement question de jouer "vite et fort", mais de jouer bien.

Preuve en est dans la Sonate n°15 de Mozart qui n’a de "facile" que son nom, car derrière la fausse simplicité se cache la difficulté de la rendre intelligible, fluide, d’éviter la superficialité. La virtuosité au service de la musique, et de sa lisibilité. Indéniable dans la Valse de l’opéra Faust de Gounod et Réminiscences de Norma de Franz Liszt. Virtuosité au service d’une certaine profondeur et fantaisie dans les Variations sur un thème de Paganini de Brahms. Et terminer brillamment avec Wohin ? transcription pour piano extraite de La Belle Meunière de Franz Schubert de Sergueï Rachmaninoff.

Nous n’en doutions pas un instant, ce n’est pas la démonstration virtuose qui préoccupe Michel Dalberto mais bien la musique.