"You a girl called Truth, me a boy from the island
I've wandered the lowlands and dry river beds
With this harmony of bees buzzing in my head"
Doucement, sans faire de bruit, Adrian Crowley construit une œuvre assez magnifique.
Ce dixième album, produit par John Parish, quatre ans après The Watchful Eye Of The Stars, ne déroge pas à la règle : chez Adrian Crowley on trouvera sophistication, intimité et poésie. Tout chez lui est d’une grande finesse, dans cette voix sombre (rappelant Leonard Cohen ou Bill Callahan), dans les mélodies et les textes, les arrangements.
On a clairement les frissons à l’écoute de ce Measure of joy, disque de balades nocturnes, délicates et touchantes, où Adrian Crowley se montre capable de hauteurs rares ("Lost At Last" qui arracherait des larmes à Trump ou Poutine, "Genevieve of the Mountain", "Transmission Lost", "Tangled", ou encore "Deep Dark Blue") que ne renieraient pas les Tindersticks par exemple.
Le dernier titre, comme une lumière venant du brésil, loin l’Irlande, montre l’étendue des possibles du songwriter et termine sur un rythme de bossa ce magnifique disque.