Spectacle écrit et mis en scène par Alice Sarfati avec Judith Zins, Vincent Steinebach, Margaux Grilleau, Sylvère Santin, Matthias Jacquin, Margot Alexandre.
Après son spectacle "Baran, une maison de famille" qu'elle avait écrit et mis en scène, "Grande Ourse" est la dernière création d'Alice Sarfati, sur un thème qui lui est cher : la famille.
Interrogeant les relations intra-familiales par le prisme de séances de "constellation", le spectacle met en scène les fils tissés, les influences et enjeux inconscients qui peuvent relier les protagonistes d'une même cellule intime.
En partant du postulat que la famille est une constellation et que chaque membre en est une étoile, les participants tentent, sous nos yeux, et par le biais de jeux de rôles, de résoudre les conflits et les maux inconscients dont ils ont hérité, en tentant de mettre en lumière les traumatismes enfouis.
Sur la scène du Théâtre 13, les 6 comédiens font connaissance, s'écoutent et interagissent, dans le but de mieux comprendre les scénarios qui se sont joués dans leur propre vie, mais aussi dans celles de leurs ancêtres.
Après avoir fait connaissance des 6 personnages, celui de Jeanne va devenir, à mesure que les histoires et les personnalités vont s'approcher, l'étoile centrale de la constellation.
Elle va tenter de comprendre et apaiser les blessures de son passé en traversant différentes chronologies de sa propre histoire familiale, par le prisme de ses frères et sœurs et de ses parents.
Il va s'agir, pour chacun chacune, de raconter son histoire familiale, ce que l'on en sait factuellement et ce que l'on subodore, de jouer les scènes centrales et les répéter jusqu'à leur donner un sens signifiant.
Jeanne va emprunter plusieurs trajectoires jusqu'à trouver son propre chemin, son propre destin.
Les comédiens traversent différentes temporalités, et incarnent avec fougue et nuance leurs récits, ce qui fait naître de l'exercice constellaire une universalité des trajectoires humaines.
La mise en scène, les jeux de lumières et les interludes musicaux nous transposent dans les différents tableaux, comme dans un puzzle que l'on reconstitue le temps du spectacle.
En sortant du Théâtre 13, de nuit, sous un ciel étoilé, on ne peut que réfléchir à ce qui définirait nos propres sphères célestes !
