L’Alan Parks annuel est arrivé, pour notre plus grand plaisir, nous permettant de poursuivre l’œuvre littéraire entrepris par l’Ecossais autour de son inspecteur Harry McCoy et de la ville de Glasgow. Un ouvrage est consacré aux différents mois de l’année et cette année, c’est le moi de juin qui est de mise avec l’ouvrage Mourir en juin.
C’est donc avec plaisir que j’ai pu avoir quelques jours avant la sortie cet ouvrage d’un auteur que l’on suit depuis un petit moment sur Froggy's Delight. Pour information, les ouvrages précédents de cet auteur sont disponibles dans la collection poche des éditions Rivages, le précédent ouvrage paraissant en simultané du grand format. C’est donc l’occasion pour vous de lire pour un moindre coût l’excellent Joli mois de mai que nous avions chroniqué l’an dernier.
C’est donc une sixième enquête que nous propose Alan Parks avec Mourir en juin qui voit l’épouse d’un pasteur de Glasgow venir signaler la disparition de son fils. Un premier cadavre est découvert à la fin du mois de mai. Il est identifié par McCoy comme étant celui de Govan Jamie, un clochard qui vivait à la rue. McCoy connaît bien la communauté de ces sans-abri, alcooliques, miséreux et solitaires car son propre père vit parmi eux.
McCoy et son adjoint Wattie ont été "temporairement relocalisés" au commissariat de Possil dans le cadre d’une restructuration de la police de Glasgow. Il se trouve confronté à une femme éplorée qui affirme que son petit garçon a disparu. Lorsque McCoy demande à voir une photo de l’enfant, la mère répond qu’elle n’en a pas. Le père, pasteur, est à la tête de l’Eglise des souffrances du Christ dont les préceptes interdisent les représentations. Mais le plus étrange dans cette affaire est que personne ne semble avoir entendu parler de cet enfant.
L’ouvrage nous replonge dans un Glasgow marqué par la pauvreté, les guerres de territoires, les règlements de compte et la corruption (qu’elle soit au sein de la police ou de la société). Une fois encore, l’inspecteur McCoy doit mettre les mains dans le cambouis et ne pas chômer. Une fois encore, il doit mêler (et démêler) son histoire personnelle et les crimes et disparitions qui touchent la ville de Glasgow. Il nous plonge au cœur de la pauvreté, au milieu des plus défavorisés. L’enquête est bien menée, l’intrigue tient la route comme dans les ouvrages précédents.
Une fois encore, on peut très bien lire cet ouvrage sans avoir lu les précédents. Evidemment, avoir lu les précédents reste quand même profitable pour mieux comprendre le personnage de McCoy, cet anti-héros magnifique sous la plume d’Alan Parks.
