Comme promis, les éditions de l’Olivier continuent la publication de l’œuvre d’Eric Ambler, l’auteur qui est considéré comme l’inventeur du roman d’espionnage moderne. Ses personnages de prédilection sont des anti-héros, entraînés malgré eux dans des aventures qui mettent leur vie en péril. Avec son style brillant et son humour typiquement britannique, Eric Ambler a inventé un genre nouveau, en introduisant dans le roman une forte dose d’ironie.
Après Le masque de Dimitrios et Je ne suis pas un héros, c’est Les trafiquants d’armes que nous proposent les éditions de l’Olivier pour ce début d’année 2025. Publié initialement en 1959, ce roman démontre une fois de plus l’incroyable flair politique d’Eric Ambler.
Pour Greg et Dorothée, en mal d'aventures, la croisière s'éternise à bord du Silver Isle qui dessert la ligne San Francisco-Calcutta. Si, au moins, on était libre de choisir ses compagnons de voyage ! A moins qu'une rencontre "fortuite" (l'est-elle vraiment ?) à l'escale de Hong-Kong ne vienne rompre la monotonie. Si un inconnu vous propose des armes, n’hésitez pas, Refusez !
Parce qu’ils n’ont pas suivi ce conseil, Greg et Dorothée se retrouvent plongés en pleine guerre civile. Sont-ils aussi naïfs qu’ils en ont l’air ? Ne sont-ils pas plutôt des mateurs dans un jeu qui peut rapporter gros ? Un jeu très dangereux, face à des professionnels qui ne reculent devant aucun moyen quand leur pouvoir et leur business sont menacés.
Quand on aime les romans d’espionnage, on ne peut que prendre du plaisir en lisant les livres d’Eric Ambler, qui semblent traverser un temps qui n’a pas de prise sur eux. Rien ne semble démodé dans Les trafiquants d’armes, même 50 ans après sa publication. L’ouvrage demeure une critique impitoyable d’un monde post colonial livré à l’anarchie et au terrorisme.
