Spectacle écrit et mis en scène par Samuel Petit avec Rosalie Comby, Marie Levy, Thomas Mallen, Morgane Vallée, Simon Avérous.

Alors que Betty et Boris, dont la mémoire décline, passent des tests au Centre de santé, ils vont bientôt faire la connaissance de Bina 48, un premier prototype de robot intelligent et sensible conçu d'après les souvenirs de Bina, une ancienne pensionnaire du centre.

Très vite, Bina, qui surprend par ses réactions, va évoluer et accroître ses capacités, jusqu'à vouloir conquérir sa liberté.

Avec "Deep learning amnésie profonde", Samuel Petit a écrit un texte original et audacieux qui évoque tout à la fois Alzheimer et l'arrivée de l'intelligence artificielle dans nos vies.

Cette confrontation entre la mémoire qui se perd et la machine qui l'acquiert est intéressante. Sur scène, à trop vouloir tirer vers la comédie toutefois, l'idée perd de sa force et de sa pertinence. C'est la seule réserve pour ce spectacle au texte fin et touchant.

Néanmoins, la performance de Morgane Vallée dans le rôle du robot Bina est bluffante et à elle-seule mérite de voir Deep learning amnésie profonde qui recèle de nombreux moments forts ou interpellants.

Les comédiens Rosalie Comby, Marie Levy, Thomas Mallen, Morgane Vallée et Simon Avérous (également compositeur de la musique interprétée sur scène) portent avec engagement cette proposition de la Compagnie Eventually qui vaut le détour et nous interroge profondément.