Après s’être fait évincer de Posthuman Records, le label mort né de Marilyn Manson, nous étions sans nouvelles de Godhead. Le groupe avait pourtant réussi un tour de force en vendant convenablement son précédent album, et en récoltant nombre de critiques positives de la presse spécialisée. Les voici enfin de nouveau à l’œuvre, avec un nouvel opus sobrement intitulé Evolver.
Quoi de neuf ici ? Pas grand chose si ce n’est que le groupe évolue toujours dans un univers industriel-pop, et que l’ensemble est ici à la fois plus industriel…et plus pop. Bref, rien de fondamental. Les compositions sont pourtant mieux tournées qu’avant (le refrain entêtant de "The Hate In Me" en est la preuve flagrante), et l’on sent une expérience et une maturité non présente sur le précédent disque. Le groupe essaie tant bien que mal de s’échapper du piège "nouveaux groupes américains pour p’tit jeunes", et réussit là où nombres de ses camarades tombèrent dans l’oubli.
Godhead ne choisit pas la facilité, et préfère ainsi privilégier les mélodies pop et inventives plutôt que les gros riffs de guitares métal. Choix risqué, mais qui peut lui apporter plus de finalités sur le long terme. Tout ici est réuni pour faire passer un bon moment à l’auditeur, et l’on sent les influences Depeche Mode ressortir, notamment dans le chant, tantôt pop, tantôt new wave, mais toujours parfaitement placé. Godhead se rapproche donc, petit à petit, de l’album parfait qui lui apportera la consécration.
Allez, encore un petit effort !
