Le géant vert qu’est Type O Negative revient sur le devant de la scène, après une absence prolongée, et un best-of des plus "commerciaux". Suite au plutôt moyen "World Coming Down", nous nous posions la question de savoir si la bande de Peter Steele était encore capable de nous pondre un album de qualité, tout en évitant de s’enfermer dans les poncifs qu’on lui connaît.
Arrive alors ce Life Is Killing Me, et là, grosse surprise, le groupe nous offre ce qui est susceptible d’être leur meilleur album, mais aussi le plus varié. Finis les sombres morceaux métal, mid-tempo et froid comme l’acier. Le Type O nouveau a appris à canaliser l’énergie qu’il a en lui, afin de nous proposer quelques petits chef d’œuvre pop d’une rare intensité ("Less Than Zero" et son refrain faussement Beatles, ou encore la ballade "Nettie" ).
Mais quand la fureur a vraiment envie de sortir, le groupe sait exécuter quelques compos plutôt speed, mariage du punk et d’un pop/métal de fortune mais ô combien jouissif et entêtant (quiconque écoute "I Don’t Wanna Be Me" la fredonne toute la journée durant). Ajoutons à cela la légendaire voix ténébreuse (souvent imitée, jamais égalée) du front man, et on obtient une formule sans le moindre défaut.
Au final, Type O Negative a su dépasser son image, et ainsi renaître de ses cendres par ce Life Is Killing Me sorti de derrière les fagots. Ici, on passe de la pop au rock n’ roll, puis du métal au punk, sur fond de cithares et autres instruments orientaux. Grandiose.
En plus de cela, une deuxième galette bourrée d’inédits et de raretés est conviée aux festivités. Pourquoi s’en priver ?
