Je n’aurai jamais imaginé que l’écoute de cet album puisse être une aussi belle surprise. Une surprise oui, puisque je ne connaissais pas l’artiste (oh pas la peine de te moquer de moi, je ne connais pas 100% de la scène musicale française).

Je vais essayer d’être aussi clair que possible : c’est de la chanson française comme je l’adore. Intelligente, pleine de finesse et de subtilité. On sent l’artiste cultivé derrière. On sent aussi le musicien accompli. Et pour cause puisque Archipol a passé des années au Royal College of Music de Londres.

Son album Au Naturel propose 9 petites histoires subtilement mises en musique, aux paroles tantôt pleines d’humour, tantôt plus sombres, mais toujours avec cette musique dansante où se mêlent les cordes des guitares, violoncelle et violon, les trompettes, saxophones, les percussions et le piano. On pense à Boris Vian, Thomas Fersen mais aussi Nicolas Jules et tant d’autres.

Il raconte, nous dit-il, les amours humaines sans les juger, l’amour transgénérationnel dans "La nostalgie de l’allergie", la fin brutale d’un couple dans "L’amour vache" ou "Sous le gel" et l’irrépressible désir d’enfant d’un homme. Mais mon titre préféré reste "Au pays de la Glanderie", la paresse portée aux nues et avec un talent et un entrain qui m’ont tout de suite séduit.

Il a enregistré son album à l’ancienne, sur bande magnétique et il a pris son temps. Et avec quelle réussite ! Et que dire de la qualité de l’objet ? Un magnifique écrin !

Ne vous fiez pas à son air de jeune candide sur la pochette, son regard qui flirte avec le paysage et son costume en toile de Jouy, sous lequel palpite un talent extraordinaire.