En un disque, le pianiste rend un triple hommage : à la musique, au cinéma dont il est passionné et à ses parents qui lui ont appris à aimer le cinéma et la musique.
C’est peut-être pour cette raison que l’on sent une certaine émotion sous ses doigts dans ses interprétations du thème principal de La Dolce Vita (Federico Fellini, 1960) composé par Nino Rota, de l’Adagietto (adaptation : Alexandre Tharaud, qui a rendu également un bel hommage à la musique pour le cinéma) de Symphonie n°5 de Gustav Mahler pour Mort à Venise (Luchino Visconti, 1971), de la Fantaisie en Ré mineur K.397 de Mozart pour Le vent de la plaine (John Huston, 1960), du Thème et Variations en Ré mineur de Brahms pour Les Amants (Louis Malle, 1958), de Solace de Scott Joplin pour L’Arnaque (George Roy Hill, 1973), de la Rhapsody in Blue de Gershwin pour Manhattan (Woody Allen, 1979), des 3 Intermezzi op.111 de Brahms encore pour Rendez-vous à Bray (André Delvaux, 1971), de la Circus-Valzer de Rota pour Casanova (Federico Fellini, 1976), de l’Élégie de Richard Wagner pour Ludwig ou le crépuscule des dieux (Luchino Visconti, 1972) et enfin de la Mazurka en La mineur op.17 n°4 de Chopin pour Cris et chuchotements (Ingmar Bergman, 1972).
Une émotion qui rejaillit sur l’auditeur.
Les notes défilent comme les images, ce qui donne une cohérence au programme, le pianiste nous plonge dans son intimité. Chaque pièce, chaque phrase est jouée avec une sensibilité et une profondeur de jeu. De l’esprit aussi notamment dans la Rhapsody in Blue, la Mazurka en La mineur op.17 n°4 ou la Circus-Valzer de Rota ! Et puis naturellement une compréhension du texte, de la subtilité et de la virtuosité. Un beau moment de musique !