"Auteur-compositeur, chanteur et guitariste. Un goût pour le beau bizarre, la tension et l’amour, l’électricité et la lenteur, la langue d’ici et la nuit. Une chanson pleine d’espaces et de matières sonores, une chanson sonique" peut-on lire sur sa page Bandcamp.
Jérôme Castel, c’est une façon d’habiller la musique, avec une élégance, une force, une présence. Dans ce Doggerland aux couleurs résolument rock, il le fait quelque part entre Bashung, Hubert-Félix Thiéfaine et une musique nord-américaine des années 90 (Pavement, Swell...).
Doggerland (rappelant un livre d’Elisabeth Filhol ou "l'Atlantide du nord" : ce territoire qui reliait au début de l’holocène, la Grande-Bretagne à l’Europe puis submergé avec le réchauffement climatique) enregistré avec Nicolas Puaux à la basse et aux claviers et Benoit Prisset à la batterie est donc un disque électrique et habité, énergique, poétique (chanté en français).
Un disque tendu dans ses moments nerveux ("La piste du loup", "Léger" qui ne l’est pas vraiment, "Tout est blanc", "La beauté nouvelle") comme dans ceux plus calmes ("Camille", "Doggerland", "Vermeil" en guise de final lumineux plus folk). Le disque dans son entier semblant être pensé en terme de phrasés, de dynamiques, comme un long crescendo suivi d’un decrescendo apportant une cohérence du premier au dernier morceau. À découvrir !