Je ne cacherai pas que j’ai mis du temps à rentrer dans l’univers atypique de Narcisse. C’est un mélange de spoken word, de musique organique et électronique, du saxophone, de la batterie, mais pas que.

La fin n’arrive jamais est le premier album de Narcisse après un EP éponyme en 2019. Narcisse revendique des influences françaises comme Flavien Berger ou Vendredi sur Mer. Ah oui, j’allais oublier, Narcisse nous arrive tout droit du Québec.

La fin n’arrive jamais alterne des petites pastilles entre les titres, des interstices et des morceaux qui évoquent (en vrac) : l’attente, le poly amour, l’identité de genre ou encore la consommation, les anciennes histoires et l’amour.

L’album monte en puissance jusqu’à son climax, son point ultime si tu préfères, pour ensuite nous ramener dans la douceur et la bienveillance. "Marjorie" nous propose une rythmique presque dance par exemple. Lentement, Narcisse nous ramène sur des rivages plus propice au repos.

Le clip de "La fin n’arrive jamais", réalisé par Jorie Pedneault (qui assure les voix, les synthétiseurs, la conception sonore et la flûte quena) a été réalisé entre l'hiver 2021 et l’été 2022). Comme l’album, c’est un kaléidoscope visuel, sensoriel.

Narcisse, c’est aussi Michaël Lavoie (basse, guitare, synthétiseur, voix), Frédérique-Anne Desmarais (voix), Jean-Michel Letendre-Veilleux (voix), Daniel Hains-Côté (batterie) et Rosemary Mc-Comeau (voix).

Un album à découvrir, à mon avis, au casque pour en saisir toutes les subtilités, notamment lors des interstices.