Cela serait facile de dire qu’il y a une certaine noblesse dans la musique de J.P. Bimeni puisque le chanteur est descendant par sa mère de la famille royale du Burundi.

Le terme musique du monde convient parfaitement pour lui : natif du Burundi, émigré à Londres, des musiciens espagnols (Alejandro Larraga aux claviers, Fernando Vasco à la guitare, Pablo Cano à la basse, Rafael Díaz au saxophone, Ricardo Martínez à la trompette et Rodrigo Diaz à la batterie) et une musique très afro-américaine qui mélange soul et afro-funk, influencée naturellement par Sam Cooke, Otis Redding ou Marvin Gaye. Il y a un esprit dans cette musique, une force qui vient des douleurs du passé (Bimeni a survécu aux massacres et au génocide en 1993, une balle a perforé un poumon, il a échappé à une tentative d’empoisonnement à l’hôpital…).

Son second album, après Free me en 2018, efficace musicalement (voix chaude, groove tout en rondeur...) oscille entre lumière et obscurité, porteur d’espoir, de renaissance mais également de revendications politiques sur la liberté, l’émancipation, inspirées de figures comme Martin Luther King ou James Stern, militant afro-américain qui aura essayé de démanteler de l'intérieur une organisation néonazie.

Give me hope... nous en avons, quelque part, tous besoin !