Je m’attendais à beaucoup de choses à la vue de la pochette de l’album, mais pas à ce que j’ai entendu ! La pochette justement : une pochette couleur kraft / rose et dessus, dans un cercle : un slip kangourou. OK, pourquoi pas après tout.
Tu me connais, je suis curieux, alors j’ai lancé l’album histoire de savoir ce que les 11 titres de ce quatrième album de Zarboth nous proposait. Une claque ! Le titre d’ouverture "Poly Mono" annonce la couleur : c’est tout sauf conformiste.
Il y a un riff, des voix qui hurlent et on part sur du bon rock funk punk ! Les cuivres viennent vite renforcer cette sensation funky. Le chanteur se lance avec un phrasé bien typique. J’ai eu la sensation, fugace, de me retrouver avec un album d’Infectious Grooves ou de Faith No More, mais très vite Zarboth se lance dans son univers et t’y entraîne.
Les titres s'enchaînent et s’affranchissent de toute tutelle ! Mais Zarboth ne se laisse pas appréhender aussi facilement et pour la première fois depuis un bon moment, voici un groupe pour lequel il est absolument impossible de définir le style. C’est un univers, un melting pop, un mash up absolument jouissif. L’apport de l’Irlandais Macdara Smith en chanteur trompettiste n’y est pas pour rien.
La première partie de l’album laisse une part belle aux guitares, au chant survitaminé et sautillant, oscillant entre funk et punk, en passant par le rap. Au détour de l’album, un titre te cueille avec un flow plus posé, proche du rap justement ("I wanna be Naked" et son refrain qui s’accroche), titre qui va vite devenir un brûlot punk, pour lentement laisser l’album dériver vers un univers plus free jazz et laissant la part belle à l’improvisation, en tout cas en apparence. Je dirais que c’est "This is the Moment" qui marque cette frontière ténue.
Un album comme je les aime, inclassable, et donc foncièrement jouissif où les musiciens s’en donnent à coeur joie pour notre plus grand plaisir. A découvrir d’urgence si tu aimes ce qui est anticonformiste !
