"Il s'est ouvert la gorge avec un couteau. Et presque tranché la main avec le hachoir. Vu qu'il peut plus râler j'allume une Silk cut". Ainsi commence "Morven Callar" d'Alan Warner et le ton est donné.
Une écriture linéaire purement factuelle, sans affect, qui colle parfaitement à la vie de Morvern, jeune anglaise qui se traîne sans tristesse ni entrain du supermarché où elle travaille aux rave party, existence scandée par les compil débitées par le walkman, le rasage des jambes et la manucurie des pieds.
La mort de son petit ami, même si elle lui tire quelques larmes, n'est qu'un épiphénomène dans sa vie et elle sait en tirer profit pour sponsoriser un quotidien consumériste sous ectasy sans but ni réelles envies.
Une dérive de plus...
