L'amérique comme George W. Bush ne la verra jamais.
Los Angeles, les studios de productions, les producteurs, les femmes de producteurs, les enfants de producteurs, les pequenots de New York... la drogue, le fric et ... une vie ennuyeuse. Voila ce que décrit, une fois de plus, Brett Easton Ellis dans Zombies.
Une sorte de American Psycho sans serial Killer. Ou bien American Psycho 20
ans après, ou comment tous ces jeunes yuppies dégénérés
ont réussi à faire des enfants ... dégénérés.
Plus généralement, une chronique sans pitié d'une certaine
amérique caricaturale que l'on imagine pourtant sans peine exister.
Le fric et les drogues règnent en maitres, le verbe "être" se transforme en "paraître" et tels des zombies les "héros" de ce livre errent dans leur vie sans même vraiment savoir s'ils souhaitent en trouver la sortie.
Un roman découpé comme une série de récits. On se retrouve tour à tour dans le père, la mère, le fils, le copain, l'amant ou la maitresse. Autant de points de vue qui donnent étonnament de rythme à ce livre dans lequel, après tout, il ne se passe pas grand chose... de normal.Un livre qui nous partage entre l'envie de rester employé de bureau et celle de devenir un zombie dans une cage dorée.
Si vous avez aimé American Psycho et Glamorama, vous aimerez Zombies, sinon ... euh .. lisez Beigbeder (il pense néanmoins que Bret Easton Ellis est le plus grand écrivain américain vivant ... peut être qu'il est pas complétement à jeter le Beigbeder !).
