La petite unité de police chargée des vols d'objet d'arts à Rome a beaucoup à faire avec peu de moyens. Mais quand un Raphael jusque là inconnu pointe le bout de son nez sous une toile de Mantini alors cela devient de la haute voltige.

Iain Pears est avant tout docteur en pholosophie et historien de l'art, très connu en Angleterre où il travaille régulièrement pour la télévision. Il écrit également des romans policiers comme celui-ci, qui se déroulent dans le monde de l'art.

Une enquête qui, à la manière de Arturo Perez Reverte, se passe de nos jours mais qui nous fait découvrir, en l'occurence, l'époque de la renaissance italienne par l'intermédiaire de ses peintres et de quelques allusions à des évènements de l'époque, réels ou inventés d'après les écrits contemporains.

L'intérêt de l'intrigue réside dans l'imbrication des faits et des époques et l'enquête d'aujourd'hui ne peut se résoudre qu'à la lumière du dénouement de la disparition du Raphael. Absolument pas rébarbatif, même si l'on ne connait rien à rien à l'histoire de l'art et encore moins à celle de lIitalie, l'affaire Raphaël révèle aussi les liens étroits entre le négoce de l'art et les faussaires.

Mais c'est sans compter sur Argyll, étudiant anglais en histoire de l'art et la belle Flavia, employée pour le compte de l'état Italien qui vont se démener pour démasquer une énorme escroquerie. Sans nous asséner un discours de guide touristique, Iain Pears nous ballade de Rome à Londres, à travers les personnages et les lieux, à travers les familles et les tableaux vieux de 5 siècles.

Ce livre de Iain Pears est le premier d'une série de 3 (Le comité Tiziano et l'affaire Bernini lui succèdent) qui promet de nous réconcilier avec l'art.